Témoignage : Manger en Pleine Conscience pour les personnes en prédiabète

 

Avant toute chose, une petite précision sur le prédiabète, qui n’est pas une condition « officielle » en France, mais qui l’est dans de nombreux pays : le prédiabète se caractérise par une glycémie plus élevée que la normale (l’un des indicateurs est une glycémie à jeun entre 1et 1,25g/L), mais pas suffisamment pour établir le diagnostic du diabète. Il s’agit d’un signal d’alarme. Les personnes prédiabétiques sont à risque de développer le diabète de type 2 à court terme.  

 

Je me permets ici de présenter mon propre témoignage. 
 
 

Alerte

En 2014, une médecin brésilienne m’alerte de mon état de “prédiabètique” depuis plusieurs années…. et m’informe clairement que je suis désormais à la limite entre prédiabète et diabète de type 2. 
Au stade de pré-diabète, et même un peu au-delà, il est encore pourtant encore temps de réagir et de faire le chemin inverse vers une glycémie normale. Comment? 

Régimes à répétition

Ayant fait des régimes restrictifs à répétition depuis ma vie de jeune adulte, 2014 marquait pour moi la fin de régimes : plus de force d’entreprendre une restriction. Alors qu’avant mes périodes de régimes pouvaient s’étendre sur plusieurs mois ou plusieurs semaines, mes périodes de “bonnes résolutions” ne duraient plus que 2 ou 3 jours, au prix d’une mobilisation d’énergie considérable, s’en suivant systématiquement d’une période de “décompensation” en me jetant sur des aliments sucrés. Je pense même, rétrospectivement, que mes réactions “post-restrictions » étaient au-delà du “craquage” ou du “grignotage” – mais véritablement d’une boulimie d’aliments sucrés. 

Mauvaise conscience et auto-jugement

En suivant un programme “Manger en Pleine Conscience”, j’ai commencé par prendre conscience de l’importance masquée de ma “mauvaise conscience” concernant mon alimentation. En me levant tous les matins, ma première pensée a toujours été de faire la liste de ce que j’avais mangé le soir précédent (les soirées étant mes périodes de “dérapage” privilégiées). Ma petite introspection matutinale m’indiquait alors un score binaire : bon ou mauvais. Un auto-jugement sans appel, qui conditionnait mon humeur du début de journée….

La fin du Milka

La Pleine Conscience m’a permis de rompre ce cycle infernal. En savourant pleinement mes aliments sucrés, j’ai diminué les quantités. Ensuite, le sucré m’a paru très sucré, puis trop sucré. En quelques mois, mon apport de sucre se limitait aux sucres “naturels” des fruits, à un peu de miel, à du chocolat noir. Exit le chocolat au lait-noisettes Milka, qui avait pourtant été pour moi un refuge pendant tant d’années. 

Retour à la normale

Conjugué à une activité physique modérée (yoga, marche à pied), ma glycémie est rentrée « dans le rang » 6 mois après. Tous les gâteaux et viennoiseries me paraissent aujourd’hui très sucrées. Je privilégie généralement les gâteaux maison, en coupant pratiquement par 2 les quantité de sucre par rapport aux recettes traditionnelles.