Pour votre santé, évitez de grignoter, vraiment ?

 

Avant toute chose, il m’est important de préciser que le but de ce post n’est aucunement de promouvoir le grignotage, mais plutôt de démontrer que ce type de slogan est contre-productif.

Tout d’abord, regardons de plus près « pour votre santé ». De quelle santé parle-t’on ici ? Il s’agit bien entendu de la santé physique.  Mais la « bonne santé » n’est-elle pas l’intersection de la bonne santé physique, émotionnelle et psychologique ?

 

Mes client.e.s luttent au quotidien pour ne pas grignoter :

 

  • Au détriment de leur santé psychologique : en vivant une guerre interne pesante entre leur gendarme alimentaire, qui leur dicte d’avoir un comportement alimentaire irréprochable sans aucun écart ni craquage et leurs envies corporelles irrépressibles de manger des aliments de réconfort.
  • Au détriment de leur santé émotionnelle : en s’empêchant de manger des aliments de réconfort, ils bafouent une fonction régulatrice naturelle d’apaisement des émotions par la nourriture et aggravent leur « panier à émotions » en ajoutant la pesanteur de la privation, la frustration et la culpabilisation. 

Alors, quelle place pour cette « bonne santé » dans cette injonction de ne pas grignoter ? 

AUCUNE. Ce type de message ne fait qu’empirer le comportement alimentaire.

Chez Savourer au Présent, le premier travail consiste à prendre conscience qu’il n’y a pas de bons ou de mauvais aliments. Chaque aliment a une fonction précise. Les aliments de réconfort ont la fonction de réconforter. Nier ou fuir cette fonction ne fait que la renforcer. La restriction créé la compulsion. Ensuite, aller à la rencontre de sa faim émotionnelle, permet de mieux comprendre son fonctionnement et de mettre en place des outils et des ressources pour l’apprivoiser.

 

La « bonne santé » du comportement alimentaire n’est aucunement garanti par des slogans contre-productifs.

 

Si tu souffres de grignotages intempestifs, l’alimentation intuitive et en pleine conscience te permettra de manger moins, non pas en t’assommant d’interdictions, mais en allant à la rencontre de tes vrais besoins.