L’antidote au perfectionnisme

 

Chacun sa définition du perfectionnisme. La mienne : une auto-exigence qui me plonge dans le tout ou rien – et pour être plus exacte, dans le rien, la plupart du temps.

J’ai mis mon perfectionnisme en lumière bien malgré moi, quand un psy a eu la bonne idée de m’ordonner de lire « Les vertus de l’échec » par Charles Pépin. Quand j’ai vu ce petit livre de poche, j’ai cru que c’était un livre humoristique d’un auteur sous un nom d’emprunt. Quel jugement erroné ! Charles Pépin est philosophe et son livre est une bible.

Et puis, mon auto-exigence « au naturel » est revenue. La seconde et réelle onde de choc est venue de la pratique de l’équinimité dans la Pleine Conscience. Difficile de trouver une définition universelle de ce mot, alors je vais vous en livrer mon interprétation et surtout comment je la pratique.

L’équinimité, c’est un état d’esprit et de coeur serein, résultant de la pratique de considérer les choses à parts égales. Considérer toutes les choses, les bonnes et les moins bonnes, à parts équitables.
Vu comme ça, ça parait simple. Pourtant, la pratique demande … de la pratique.

Je prends un exemple concret : un artisan me laisse tomber, il devait venir, puis ne donne plus signe de vie et ne répond pas aux messages. Je fulmine. Quel manque de respect et de professionnalisme ! Il ose faire ça, dans un petit village où tout le monde se connait … il a du encore me prendre pour une parisienne ….

Les ruminations auraient pu durer deux ou trois heures (dans mon ancien schéma). Or, cela n’a pas duré plus de 30 secondes. Quel temps et quelle énergie épargnés ! L’équinimité, dans ce cas, aura été de considérer qu’il y a plein d’autres artisans de confiance, que ma réparation n’est pas si urgente que ça, qu’il faut beau donc plutôt que de rester coincée à la maison je vais aller me balader.

Facile ? Alors transposons au corps, à l’alimentation et à soi-même :

  • Dans la cas d’une forte douleur dans le corps, l’équinimité, c’est pour moi de ressentir cette douleur entourée de zones non-douloureuses.
  • Sur le thème du poids, en alimentation intuitive, c’est de considérer que mon poids n’est peut-être pas celui que je souhaite, mais que mon corps, mon coeur et ma tête sont très apaisés face à l’alimentation.
  • Et par rapport à moi-même, quand je remarque mes terribles pensées d’auto-sabotage de mon auto-exigence naturelle sur le fait que je ne suis pas assez bien, que je ne suis pas à la hauteur, alors je considère toutes les choses qui vont bien chez moi, mes qualités, mes valeurs, ma force intérieure, etc…

L’équinimité, c’est que considérer que la vie ne peut pas être lisse et parfaite – tous comme les humains, que les ratures, les rayures et les imperfections font partie intégrante de la vie humaine. Tout est parfait ainsi.

 

Si tu te sens prête à travailler sur ton alimentation et ton corps en équinimité, je t’invite à prendre contact avec moi pour discuter de ta problématique et je te parlerais de mon programme d’accompagnement individuel Food&Body@Peace.