Manger ses émotions : ce qui se cache derrière

J’entends souvent des clients me dire du bout des lèvres « vous comprenez, je mange mes émotions, c’est ça mon problème », comme si c’était une fatalité.

Le mangeur émotionnel s’enferme dans cette auto-définition et n’arrive plus à en sortir.

Si c’est votre cas, je vous explique de ce n’est en aucun cas une fatalité.

Je vous donne un exemple récent d’une cliente qui me dit que malgré tous ses efforts et ses régimes, elle reste une mangeuse émotionnelle « chronique » et qu’elle est désespérée de pouvoir changer un jour.

Ainsi, je lui explique que les régimes (ou pseudo-régimes cachés que sont la chrono-nutrition, les rééquilibrages…) alimentent les sentiments de :

  • Frustration (je ne peux pas manger ce dont j’ai envie),
  • Privation (des aliments de réconfort),
  • Culpabilité (quand on craque) et
  • Honte (je ne suis pas comme il faut).

Ces 4 sentiments sont des émotions longues qui peuvent durer des jours, des semaines, des années.

Alors, mangeuse émotionnelle chronique ou ajout constant et récurrent d’émotions difficiles ?

Cette expression « manger ses émotions » cache 3 contre-vérités que je vous livre ici et que je travaille avec mes clients :

  • Le mangeur émotionnel se donne une étiquette, une définition de lui-même. Or, une personne n’est pas réduite à ses émotions, elle ressent des émotions, c’est très différent.
  • Ensuite, les émotions ne sont pas « à vie », elles sont temporaires, car elles sont alimentées par des pensées négatives parfois très dures envers soi-même.
  • Enfin, le changement est possible ! L’intensité des émotions diminue quand on s’autorise à ne pas croire les pensées qui sont derrière.

Ainsi, toutes ces bases, je les travaille avec mes clients dans le programme Food&Body@Peace (Une Alimentation et un Corps en Paix).