Comment j’ai accepté mon corps…

 

Mon histoire d’être mal dans mon corps remonte à très loin, probablement à mes toutes jeunes années. Je pense pouvoir dire que c’était proche du dégoût.

J’étais gauche (j’avais un pied d’appel gauche tout en étant droitière), je laissais les assiettes tomber, je me cognais partout. Avec des parents profs de sport, j’ai vite compris que je ne pourrais pas les impressionner avec mes talents athlétiques, c’est sûrement pour ça que j’ai choisi les bonnes notes plutôt que les terrains de sport.

A 26 ans, on me diagnostique ma première maladie auto-immune.

Je crois avoir intégré seulement il y a quelques années, qu’une maladie auto-immune c’est le corps qui fabrique des anti-corps contre soi-même. Bonjour la symbolique !

S’ensuit la traditionnelle traversée grossesses-régimes-reprises de poids. Jusqu’à ne plus rien perdre un gramme, malgré des effort démesurés.

A l’aube de mes 40 ans, j’ai un record de poids et je déteste toujours autant mon corps – bref, je le jetterais bien à la poubelle, mais il me colle à la peau …

Le choc pour moi est venu de l’annonce d’une nouvelle maladie auto-immune, le vitiligo.

Maladie sans aucun symptôme grave, hormis des tâches blanches sur le corps. Une véritable atteinte à l’image corporelle. Mon monde ancien s’écroule, et mon nouveau monde va pointer son nez.

Pendant des heures, j’ai nourri ces tâches blanches de l’intérieur et de l’extérieur. Avec la Pleine Conscience, j’ai commencé (première étape) à écouter mon corps, plutôt que de lui donner des ordres. J’ai découvert le concept de se reposer, j’ai mangé en pleine conscience et commencé le yoga.

Voyant ma longue liste de symptômes diminuer, j’ai pris conscience du respect que je devais à mon corps (deuxième étape), un respect sacré de cette matière vivante et fonctionnelle – qui me permet de respirer, de bouger, de travailler, de profiter de la nature ….

Tout aurait pu s’arrêter là, tranquillement et gentiment, moi si fière de mon corps vivant. J’ai accepté mon corps. Mais un ricochet de chocs émotionnels va bientôt enrayer la machine. Certains symptômes rejaillissent. La fatigue chronique pointe son nez. Alors là, j’ai décidé de lâcher prise et d’accepter inconditionnellement mon corps (troisième étape). Sans attentes, sans objectifs. Qu’il soit ce qu’il a envie d’être. A grand renfort de méditations d’acceptation du corps, de soi-même et d’auto-compassion.

Aujourd’hui, je veux prétendre servir mon corps, l’accommoder au mieux, sans jugement ni critique, juste dans l’observation bienveillante. J’ai accepté mon corps.

Est-ce que je trouve mon corps beau ? Ça dépend des jours et de mon humeur. La beauté est une émotion. Est-ce que j’aime mon corps ? C’est ma réflexion actuelle. Je m’aime, c’est une certitude – mais à ce stade dire que j’aime mon corps, je ne suis pas sûre. Je n’ai d’ailleurs aucune ambition d’aimer mon corps. Juste l’accepter tel qu’il est, au fil des jours, des saisons et des années est largement satisfaisant.

Si tu te sens prête à faire ce chemin de l’acceptation du corps, contacte-moi pour que je te parle de mon programme individuel Food&Body@Peace.

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