Pluie, neige, froid, les frimas de l’hiver sont de retour. On aura probablement tendance à se diriger vers des plats plus copieux (une choucroute? un raclette? ), sur les desserts (une petite douceur pour la route), sur l’alcool (un apéro convivial pour se réchauffer). Pour se réconforter aussi. Alors, le froid donne-t’il faim? Pourquoi a-t’on plus faim l’hiver? Quel lien entre faim et froid? Tout ceci est-il bien normal?

 

Génétiquement programmés pour stocker

Depuis nos origines préhistoriques, le corps est programmé pour réguler notre température et maintenir une activité “normale” malgré les variations de température. Comment? une fine couche de graisse sous la peau est là pour fournir de l’énergie en cas de besoins accrus, comme lors de grands froids ou l’hiver. Nous stockons des réserves pour les périodes difficiles.

 

Froid rigoureux, faim et repas copieux

Alors oui, si vous êtes dehors sur de longues périodes, si vous travaillez dehors, vous aurez plus faim et besoin de plus d’énergie pour vous maintenir en activité malgré le froid : des plats copieux vous apporteront des protéines (viandes, poissons, oeufs), des glucides (pommes de terre, riz, pâtes, pain), des lipides (sauces, huiles végétales des vinaigrettes, beurre sur le pain, fromages). Sans toutefois oublier les légumes cuits ou crus de l’hiver pour fournir fibres, oligo-éléments, vitamines et minéraux, afin de faire fonctionner les réactions chimiques de la machine notre corps. En cas de travaux physiques à l’extérieur glacial, un apport de sucre sera éventuellement le bienvenu sous forme de desserts.

 

Le froid vu du bureau ou de la maison

Force est de constater cependant que la majorité d’entre nous ne vivent le grand froid que de loin, au chaud. Nous ne sortons que sur des périodes courtes de 15 à 30 minutes, pour aller au travail ou faire quelques courses. Alors, quid du repas copieux?

 

Ecarts de température, écarts alimentaires

Ainsi, sans même être au contact du grand froid sur de longues périodes, le corps doit surtout faire face à des écarts de température parfois impressionnants. Nos intérieurs sont surchauffés, parfois au-delà de 22 degrés. S’il fait une température négative dehors, le corps doit s’ajuster pour gérer 20 à 30 degrés d’écart. Cette acclimatation aux écarts de température demande une énergie corporelle accrue. Mais pas forcément une faim au point de renforcer considérablement son alimentation par rapport à d’habitude.

Protéines et lipides de bonne qualité

Premièrement, comme nous l’avons vu précédemment, notre corps a prévu quelques réserves. L’idée principale est donc de maintenir une alimentation équilibrée, avec des sources de protéines de bonne qualité : c’est peut-être l’occasion par exemple de consommer des viandes plus fortes en goût comme le canard, l’agneau, le lapin. On peut également avoir recours à des protéines végétales, qui bien cuisinées apporteront une sensation de satiété : lentilles, haricots rouges ou blanc, pois. Enfin, pour les collations, on pourra privilégier les noix, graines, fruits oléagineux et olives, qui apporteront des bons lipides riches en omégas 3, 6 et 9, facteurs de prévention des maladies cardio-vasculaires et inflammatoires.

 

Envie de sucré : la faute à la sérotonine!

Soyons honnêtes, la tendance, en période hivernale, c’est de compenser notre faim “augmentée » avec du sucré. Du sucré pour se réchauffer, pour se réconforter, pour nous apporter un “coup de fouet” à court terme. Normal? oui : le manque de lumière affaiblit la sécrétion de sérotonine, notre hormone antidépresseur naturelle. Or, nous savons maintenant que les glucides et les sucres favorisent la sécrétion de sérotonine. Alors, oui, normal d’avoir envie de manger sucré en hiver! Privilégions donc les glucides de bonne qualité : pâtes, pains artisanaux, riz complet ou nature, pommes de terre, potirons. Evitons les sucres industriels pour favoriser les sucres naturels des fruits et le miel. Et sortons le plus possible dehors, faire une petite marche, même de quelques minutes!

 

Déshydratation : chaud dedans, sec dehors

A ne pas négliger, le risque majeur, souvent ignoré, en période de froid, c’est la déshydratation. Le froid de l’extérieur peut nous donner l’impression de ne pas avoir besoin ou envie de boire. Pourtant les intérieurs sont surchauffés et l’air de l’extérieur est souvent sec. On ne pense pas à boire. Alors, buvons chaud : thés, tisanes, cafés seront les bienvenus.

 

Confusion entre faim et soif quand il fait froid

Aussi, comme la sensation de soif est « moins justifiée” en hiver puisqu’il faut froid, nous avons tendance à être moins attentifs, voire repousser nos sensations de soif. Et il peut arriver de confondre la soif pour de la faim. Faîtes le petit exercice de vous demander si vous n’avez pas en réalité soif – si vous avez faim pendant la matinée ou dans l’après-midi.

 

Faim et froid : Surtout suivre sa faim

Que faire pour gérer au mieux l’hiver et la faim? L’idée principale sera donc, en période de froid, d’évaluer sa faim pour ce qu’elle est réellement : avant et pendant les repas, “combien » est ma faim sur une échelle de 1 à 10. Comment est-elle : petite, moyenne, grande? Quelles sont les symptômes de la faim : maux de ventre, de tête, fatigue…. Pour vous entraîner, vous pouvez suivre mes exercices en ligne ici.

 

La faim émotionnelle de l’hiver : aliments de réconfort

Sans surprise, l’hiver est une période propice aux petits coups de déprime, de baisse de moral et d’énergie. Nous avons tous tendance à avoir envie de compenser avec des aliments de “réconfort”. Non, quelque soit sa composition, un aliment de réconfort n’est pas un mauvais aliment. Prenons juste le temps de respirer, de faire une pause, d’identifier notre « petit coup de mou », les émotions et les pensées qui surviennent avec. Savourons pleinement notre aliment de réconfort, sans auto-critique ni jugement.

 

Manger moins, en pleine conscience

Prendre pleinement conscience que nous consommons, là, ici et maintenant, un aliment de “réconfort », en réponse à une tristesse, un stress, un passage à vide, permet justement d’atténuer cette émotion. Et prendre un vrai plaisir à manger son aliment de réconfort va permettre d’en consommer moins en quantité. C’est ce qu’on appelle Manger en Pleine Conscience

Faites le test ! Et n’hésitez pas à poster vos impressions ! Pour vous, froid et faim sont-ils liés? 

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Dans mon e-book, je vous propose 5 axes de travail de manière concrète et pratique, en vous proposant quelques prises de conscience sur nos fausses croyances autour du corps, de nos émotions et de nos pensées.

Non, être mal avec son corps n’est ni une fatalité ni une obligation !