Et si le meilleur spécialiste nutrition c’était vous-même?

Comment imaginer, quand on y pense vraiment, qu’une liste de produits et de repas, ou qu’un régime “grand public” puisse convenir à tous? Comment se fait-il que les dits spécialistes prônent la même chose à tous? Comment peut-on prétendre qu’un individu doive manger des quantités fixes de nourriture? C’est une lapalissade que de dire que nous sommes tous différents. Notre corps, nos formes, notre patrimoine génétique, nos goûts, nos envies, nos humeurs font de chacun d’entre nous un personnage unique, semblable à aucun autre.

Pourtant, au rayon de la diététique et de la nutrition, le corps et ce qu’il exprime ont longtemps été ignorés.

Le savoir « externe »

Malgré tout, les recherches scientifiques en nutrition nous apportent chaque jour de nouvelles données très intéressantes sur la valeur nutritive des aliments. Ces connaissances en nutrition, accessibles via les médias, internet (à condition de bien vérifier leur source) et les professionnels de santé sont ce que l’on appelle le « savoir externe » : ce sont des informations vérifiées, très valables, mais qui restent “externes” à l’individu – ce sont des données techniques.

Notre savoir « interne »

Mais à contrario, chaque individu a à sa portée une foultitude de données internes à son corps, via ses sensations physiques, et ses émotions : faim, satiété, remplissage, fatigue, contrariété, tristesse, joie, stress etc….Pourtant, tout ce “savoir interne” passe souvent inaperçu, car nous sommes en “mode pilote automatique”.

Généralement, nous occultons notre “interne”, pour privilégier l’”externe”. Par exemple, nous allons suivre le dernier régime à la mode, puisque d’autres l’ont fait et racontent que ça fonctionne. Ou que tel ou tel expert « savant » en nutrition l’a mis au point ou validé.

Ainsi, faire un régime, c’est s’imposer une « loi » extérieure à soi, qui ne correspond pas forcément à ce que l’on ressent à l’intérieur de soi.

Je suis l’unique expert de moi-même en savoir « interne »

Pourtant, en associant les données externes (connaissance des aliments) avec les informations internes (ma faim, ma soif, mon humeur), nous sommes capables de devenir notre propre expert de son corps et de ses besoins alimentaires. Manger en Pleine Conscience c’est être attentif à son “discernement interne”, c’est aller à la rencontre des besoins du corps.

En couplant l’interne et l’externe, tout en restant flexible et bienveillant avec soi-même, il est possible de pacifier sa relation à la nourriture.

 

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