Comment prendre soin de moi sans culpabilité ?

 

« Je veux prendre soin de moi »

J’entends cette phrase plusieurs fois par jour et elle résonne aussi dans ma tête. Cette phrase que je reçois de mes clientes, je la fais mienne au quotidien. 

Nous sommes nombreux à partager cette préoccupation – presque cette injonction — de prendre soin de nous et de nos besoins. Pourtant, la mise en oeuvre et en action de ce « soin de soi » est loin d’être facile à ancrer dans notre quotidien. Nous trébuchons sur ce sentiment d’échec, de culpabilité du « je veux » mais « je n’y arrive pas ».

Pourquoi cette culpabilité ?

Parce que nous nous sentons coupable. Affreusement coupable de mettre en priorité nos besoins. Cette culpabilité est profondément ancrée depuis longtemps – ce temps où nous avons appris à mettre en priorité les besoins des autres et à étouffer les nôtres.

Alors, nous essayons de négocier avec la culpabilité quelques heures « off » ou d’aller se faire masser de temps en temps. Malgré tout, le résultat est décevant : la culpabilité persiste, le temps pris pour soi passe bien vite et nous n’allons pas vraiment mieux sur le fond.

Pire, le sentiment d’échec et d’impuissance augmente.

Comment donc sortir de ce cercle infernal de la culpabilité ? Et comment faire pour que « prendre soin de soi » ne soit pas une chimère éphémère ?

 

Je te propose 3 pistes :

 

Piste 1 : Aller à la rencontre de ses vrais besoins

C’est un voyage intérieur à démarrer le plus vite possible. L’une des méthodes pour y arriver, c’est d’aller à la rencontre de ses sensations et de ses émotions.

Oui, tu l’auras compris… …ce n’est pas notre tête qui décide de nos besoins, mais bien notre corps. En écoutant ton corps et tes émotions, tu pourras ainsi mettre en face un besoin profond, parfois basique.

Voici quelques exemples de besoins physiques et émotionnels :

  • Je suis fatiguée => j’ai besoin de calme, de sommeil
  • Je suis raide => j’ai besoin de bouger en douceur
  • J’ai faim => j’ai besoin de manger à ma faim
  • Je suis anxieux => j’ai besoin de sécurité, de protection, de réconfort
  • Je suis triste => j’ai besoin de mettre du sens sur ce que je vis
  • Je suis en colère => j’ai besoin de m’affirmer

Une fois les besoins identifiés, c’est la mise en œuvre et le passage à l’action – à condition d’avoir enlevé la culpabilité du passage.

 

Piste 2 : Démêler le mythe de la culpabilité

  • La culpabilité est un sentiment qui peut durer très longtemps, contrairement à une émotion qui a une durée de vie assez courte.
  • La culpabilité est un sentiment très lourd, comme son cousin la honte.
  • La culpabilité fait parfois tellement partie du quotidien que c’est difficile de la ressentir.

Je ne vais pas y aller par 4 chemins : Nous ne pouvons bien prendre soin des autres que si nous savons bien prendre soin de nous. Point.

Dans un avion, en cas de manque d’oxygène, la consigne est de d’abord mettre un masque à l’adulte qui pourra ensuite le mettre à l’enfant. Et non l’inverse.

Cette culpabilité est donc inutile et même contre-productive. Parfois, quand la culpabilité persiste, elle permet d’entrevoir la culpabilité sans objet (ou sans faute), qui masque en réalité des émotions encore plus désagréables que sont la tristesse et le sentiment d’impuissance.

 

Piste 3 : Affirmer ses limites

Troisième et dernière piste, une fois les besoins conscientisés et la culpabilité apaisée, c’est d’affirmer ses limites, notamment en apprenant à dire « non ».

Non pas un « non » agressif, mais un « non » construit, par exemple au travers de la communication non-violente ou de petites phrases d’affirmation comme « ça ne m’arrange pas ».

Affirmer ses limites ne se fait pas au détriment des autres, contrairement à ce que l’on peut penser quand nous avons un système qui hiérarchise les besoins des autres comme prioritaires. Affirmer ses limites, c’est respecter sa propre humanité.

Ces 3 pistes peuvent être explorées de plusieurs manières : thérapies psychologiques, développement personnel, thérapies manuelles …

La pratique de la Pleine Conscience est une piste de choix, car elle permet d’aller en douceur à la rencontre de ces émotions, ressentis et sentiments pour s’en détacher progressivement et prendre de la distance avec ses propres croyances.

 

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