Voici 10 conseils pour bien se nourrir à Noël. Quand je parle de « se nourrir », je parle bien sûr d’abord de nourritures alimentaires, mais pas uniquement. Comment passer cette période de fêtes sereinement, en nourrissant notre être intérieur

Quand notre tête, notre corps et notre esprit sont nourris, nous pouvons apprécier et savourer nos aliments pour ce qu’ils sont réellement. Nous n’avons plus besoin des aliments pour remplacer d’autres “nourritures”.  Andrea Lieberstein, Well Nourished

1- Ralentir

Mon premier conseil sera de ralentir. Ralentir, c’est prendre le temps d’observer ce qui se passe autour de nous et en nous. Pourquoi ne pas inaugurer une autre manière de faire, sans courir systématiquement. Alors, peut-être envisager d’en faire moins, mais en ralentissant : 

  • Prendre le temps de penser aux repas de fêtes, sans précipitation ni obsession ; 
  • Faire ses courses sans courir ; 
  • Cuisiner dans le calme ;
  • Manger tout en prêtant une grande attention à ce que nous mangeons. Manger un repas en Pleine Conscience peut être utile pour s’exercer. 

Ainsi, bien se nourrir pour Noël, c’est par exemple quitter le mode « pilote automatique » pour ouvrir la porte du monde des 5 sens. 

 

2- Savourer les goûts, les textures et les couleurs

Le fait de ralentir en mangeant nous permet d’accéder à des sensations qui passent souvent inaperçues, car nous sommes en « pilote automatique ». En prêtant attention à ce que nos 5 sens perçoivent, nous faisons l’expérience du plaisir. Voici quelques exemples

  • La couleur vive des clémentines de Noël  (la vue) ; 
  • L’odeur minérale des truffes au chocolat (l’odorat) ; 
  • La texture moelleuse de la panettone (le toucher) ; 
  • Le croustillant des petits-fours (l’ouïe) ; 
  • Les goûts et arômes de la bûche de Noël avec ses 5 saveurs traditionnelles du sucré, salé, amer, acidulé, savoureux. 

Ainsi, bien se nourrir à Noël sera nourrir tous ses sens, en cette période de fêtes, c’est apporter un réconfort et une satisfaction permettant d’apaiser des émotions parfois négatives. 

savourer à Noël

3- Activer sa curiosité alimentaire

Bien se nourrir à Noël, c’est aussi partir à l’aventure de nouvelles saveurs, de nouvelles odeurs, de nouvelles impressions. Nos papilles sont conditionnées car nous restons souvent dans la même zone de confort en mangeant toujours la même chose à Noël. Pourquoi ne pas innover? Aller vers des mets oubliés ou des plats traditionnels d’autres pays? Ou tout simplement essayer des assemblages improbables? Voici quelques exemples : 

  • Oser le salé-sucré à Noël, en associant aux viandes, fromages et légumes du miel, des fruits exotiques, des confitures
  • Créer une version salée d’un dessert, comme un macaron salé ou une île flottante salée ; 
  • Découvrir un plat d’ailleurs. Je vous suggère ici le blog La Tendresse en Cuisine qui propose un belle carte du monde interactive avec des recettes par pays ; 
  • Remettre au goût du jour un plat traditionnel, comme peut-être les huîtres chaudes, les oeufs cocotte, la dinde aux marrons, la bûche de Noël…
  • Créer votre propre recette en mélangeant les couleurs, les textures, les arômes. Pour vous inspirer, je vous propose la recette de la salade de macaronis aux betteraves, magnifique pour les yeux et les papilles ! 

La créativité est une nourriture intérieure très savoureuse ! Utilisons-la en cuisine et en dégustation. 

 

4- Prendre conscience de ses croyances alimentaires des périodes de fêtes

Noël est une période propice à la réactivation de croyances alimentaires ancrées dans nos familles et dans nos cultures. Ainsi, une croyance alimentaire, est une pensée à laquelle nous nous accrochons fortement, sans prendre de recul par rapport à elle. Or, la plupart du temps, ces croyances alimentaires sont limitantes, c’est-à-dire qu’elles peuvent nous pourrir la vie (désolée pour le langage) plutôt que de nous faire du bien. Quelques exemples : 

  • Je dois faire honneur à tout le repas de Noël préparé par ma maman/mon papa ; 
  • Nous ne devons pas refuser d’invitation à Noël ; 
  • On est obligé(e) de boire de l’alcool à Noël ; 
  • Il faut se resservir pour montrer ma gratitude envers la cuisinière ; 
  • On mange toujours trop pendant les fêtes ; 
  • C’est normal de prendre du poids pendant les fêtes et en Janvier on se met à la diète et au régime
  • C’est comme ça depuis des années et ça ne change pas…

Attention, toutes les croyances alimentaires ne sont pas négatives. Je parle ici réellement de celles qui ne nous font pas du bien. Alors, comment faire? Dans un premier temps, c’est la prise de conscience de ces pensées et croyances qui est importante : observez ce que votre tête vous dit, notez mentalement les schémas répétitifs que vous observez. Puis essayez de prendre de la distance par rapport à ces croyances : prenez-les justes pour ce qu’elles sont, c’est-à-dire des pensées. Les pensées sont des fabrications de l’esprit. Elles peuvent être vraies ou fausses, mais vous êtes libre d’y adhérer ou non

En conclusion, bien se nourrir pour les fêtes, c’est aussi prendre de la distance avec ce qui ne nous fait pas du bien. C’est s’interroger sur ce qui nous fait réellement plaisir et s’autoriser à mettre ses besoins en priorité

 

5- Oser dire non, poliment et simplement

Tout d’abord, je souhaite rappeler que si un plat vous fait réellement plaisir, il est tout à fait recommandé de la savourer et de le déguster, même en se resservant. 

Cependant, il est courant de ne pas oser dire non lors des repas de fin d’année. Alors, comment refuser de la nourriture sans blesser ni offenser, quand on veut vous resservir ou vous donner à manger quelque chose qui ne vous convient pas? Voici quelques exemples de phrases pour vous inspirer à créer les vôtres : 

Lorsque vous dites oui aux autres, faites en sorte de ne pas dire non à vous-même. Paulo Coelho

  • C’était délicieux (complimenter), mais je n’ai plus faim
  • Non merci, c’était très bon mais je risque de ne plus apprécier
  • Je suis rassasié(e), non merci
  • Je suis désolé(e), mais je ne vais pas me resservir
  • Je suis vraiment désolé(e), mais c’est vraiment non

Au besoin, n’hésitez pas à redire les mêmes phrases plusieurs fois.

Je vous déconseille d’entrer dans les détails, de vous justifier et de vous excuser à outrance. Egalement, ne rentrez pas dans des considérations de poids, de taille, de forme, de régime alimentaire, qui risquent de se retourner contre vous en jugements bien malvenus

Bien se nourrir, c’est respecter ses limites et dire non quand ça ne nous arrange pas. 

 

6- Respecter ses sensations alimentaires

Pourquoi ne pas profiter de cette période de fêtes pour re-découvrir ses sensations alimentaires et se nourrir en fonction d’elles? Pour rappel, les sensations alimentaires sont : 

  • La sensation de faim physique : la faim physique se signale par des signaux physiques propres à chacun, comme par exemple un vide dans l’estomac, le ventre qui gargouille ; 
  • La sensation de satiété : c’est la disparition des signes de la faim physique ; 
  • La sensation de remplissage : ce sont des signes physiques renvoyés par l’estomac. Nous connaissons bien de « trop plein » qui est douloureux. Pourtant, avant d’en arriver à ce stade, l’estomac nous donne des indications de son remplissage. 

Facile à dire, pas facile à faire? Oui, effectivement. Manger en fonction de ses sensations alimentaires demande de l’entraînement, de la patience, de la persévérance. Je vous encourage à vous remettre à l’écoute de vos sensations alimentaires pendant cette période de fêtes, afin de manger avec plaisir, sans excès. 

 

7- Accueillir sa faim émotionnelle

Pourtant, nous avons parfois (souvent) envie de manger sans avoir faim. Nous n’avons pas de signes physique de faim, mais une forte envie de manger ou de continuer à manger. Que se passe-t’il? 

C’est la faim des émotions qui fait sont apparition, ou ce que l’on appelle faim émotionnelle. Rien ne sert d’ignorer ou de repousser cette faim, elle est là. Nous allons essayer de l’accueillir. De l’observer. 

Les émotions, positives (la joie) ou négatives (la peur, la tristesse, la colère, la culpabilité, la honte) ont besoin d’être apaisées, rassurées, réconfortées. Très tôt dans notre enfance, nous avons appris à apaiser nos émotions avec de la nourriture. Ainsi, nous perpétuons ce schéma, en mangeant pour apaiser nos émotions. Ce n’est pas de notre faute si nous fonctionnons comme cela, ni d’ailleurs celles de nos parents qui ont fait de leur mieux. 

Noël est une période propice à la réactivation des émotions, positives ou négatives. Nous reprenons parfois notre place de petit garçon ou petite fille au sein de la famille. Alors, comment faire? 

  • Accueillir la faim émotionnelle, se dire qu’elle est là, tout simplement, probablement pour une bonne raison ; 
  • Essayer d’aller à la rencontre des émotions que nous envahissent sur le moment. De quelle nature sont-elles? 
  • Ces émotions ont-elles une traduction physique? Mal au coeur, mal au ventre, les vertiges, des maux de tête, du mal à respirer? 
  • Respirer quelques instants, aller faire un tour, s’aérer
  • S’autoriser à manger un « aliment de réconfort » avec du plaisir qui va venir apaiser les émotions, tout en ralentissant et en savourant pleinement avec tous ses sens. 
  • Se poser la question : ai-je besoin d’autre chose pour m’apaiser? D’autres nourritures? 
prendre-soin-de-soi-a-noel
Prendre soin de soi pour les fêtes

8- Rester flexible et gentil avec soi-même

Ainsi, la flexibilité et le bienveillance sont les mots d’ordre pour cette période de fêtes : 

  • Ne pas se fixer d’objectifs rigides ; 
  • Vivre l’instant présent. L’instant d’après sera différent ; 
  • Prendre conscience de ses besoins intérieurs
  • Mettre ses propres besoins en priorité (et non, ce n’est pas de l’égoïsme) ; 
  • Nous ne prenons bien soin des autres uniquement lorsque nous avons bien pris soin de nous-même ; 

Bien se nourrir, c’est d’abord se nourrir soi-même en fonction de ses besoins. Quels sont vos besoins? 

Flexibilité et Bienveillance

9- Se « nourrir » autrement

Comme nous l’avons bien compris, la nourriture alimentaire n’est pas l’unique nourriture à notre disposition. D’autres nourritures sont également là pour nous apaiser et nous réconforter. A chacun de déterminer le bon dosage pour tendre à une équilibre. Voici quelques exemples d’autres « nourritures » : 

  • La nourriture intellectuelle : livres, recherches sur internet, podcasts…
  • La nourriture affective : câlins, remerciements, gratitude, bienveillance, mots de réconfort
  • La nourriture sociale : amis, rencontres, échanger, discuter…
  • La nourriture artistique : activité manuelle ou créative, bricoler, peindre, regarder des tableaux …
  • La nourriture spirituelle, importante pour certains d’entre-nous en cette période de Noël
  • La nourriture de la Nature : voir du vert, observer les mouvements de la nature, s’émerveiller de la magie du vivant, se sentir vivant parmi le vivant…

Aussi, ces exemples de « nourritures » peuvent être complémentaires aux nourritures alimentaires des fêtes de Noël

 

10- Se faire un cadeau

Se faire un cadeau pour penser à soi, avant de penser aux autres, à nos familles et nos proches. Un cadeau symbolique, n’ayant rien à voir avec l’argent. Un cadeau qui pourrait symboliser votre état d’esprit actuel. Voici quelques exemples : 

  • S’offrir une fleur (une rose de Noël) ; 
  • S’acheter des bonbons ou des chocolats de son enfance (à savourer en ralentissant avec ses 5 sens) ; 
  • S’accorder une pause dans un salon de thé pour déguster une pâtisserie (toujours en décélérant et en savourant) ; 
  • Revoir son film préféré
  • S’offrir un beau livre de poésie ; 
  • S’autoriser à aller dans un bon restaurant.
se faire un cadeau
Se faire un cadeau

Avec ces 10 conseils, je vous souhaite de vivre au mieux cette période de fêtes, en vivant chaque instant, joyeux ou triste. Prenons soin de nous-mêmes, des autres, et savourons au présent

Cet article est librement inspiré des outils de Manger en Pleine Conscience (Mindful Eating) et de l’Alimentation Intuitive (Intuitive Eating)

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